Bien débuter et progresser en skateboard
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La première fois que le skateur se retrouve devant un bowl, c’est un mélange d’envie et d’appréhension qui parcourt l’esprit du rider. Pratiquer le bowl n’est pas particulièrement compliqué à condition de respecter quelques règles toutes simples.

skateboard bowl

Un ptit coup d’oeil avant de dropper le bowl

La pratique du bowl en skateboard

  • Carver : dans un bowl le rider va d’abord rechercher à carver, c’est à dire se promener dans les courbes sans jamais perdre de vitesse tout en s’amusant avec les obstacles, les copings et les transitions. Pour cela, des « lignes » sont utilisées par les skateurs. Une ligne est un chemin qui permet de réaliser un parcours dans les différentes sections d’un bowl tout en gardant sa vitesse. Suivant la construction du bowl, le nombre de lignes peut être très variés et de niveaux très différents. Pour reconnaître une ligne, le débutant n’a qu’à s’inspirer des trajectoires empruntés par les rideurs expérimentés. Une fois cette étape franchie, le rideur peut commencer à complexifier sa pratique.
  • Prendre de la vitesse : Plus ça ride vite dans un bowl, mieux c’est. La vitesse, en plus d’apporter de très grisantes sensations, permet aussi d’exploiter de nouvelles lignes, de nouveaux transferts et de réaliser des grinds très longs.
  • Faire des poursuites : Lorsque plusieurs bowlriders maîtrisent plutôt bien une ligne, ils peuvent s’amuser à faire des poursuites. En partant à la queue leu leu et en souvent tous les mêmes trajectoires, les riders peuvent mettre en peu de piment et se lancer des défis (passer au dessus l’un de l’autre, se doubler…). C’est dangereux (notamment si le prédécesseur chute ou si les lignes se croisent entre la tête et la queue de la poursuite) mais très drôle à faire.

Les tricks de bowl

  • Marche arrière : Très rare en bowl, la marche arrière n’est pas aimée car elle va à l’encontre des points énumérés ci-dessus. Carver en arrière (ou en switch) est maîtrisé par très peu de riders. Garder sa vitesse, en acquérir l’est encore moins. Et réaliser des tricks au coping à pleine vitesse en switch est rarissime. Et comme repartir en arrière casse souvent les lignes bien peu de bowlriders l’utilise. Ce cumul de problèmes induit donc que la  plupart des figures de bowl doivent avoir une sortie par l’avant avec forte vitesse.
  • Quickturns : Les virages en bowl peuvent se faire de deux façons. Soit en levant les roues avant un peu comme en mini rampe soit en jouant sur les trucks de façon à faire tourner la planche sans décoller les roues. La seconde méthode particulièrement adaptée au carve permet de pomper tout en tournant et de gagner ainsi de la vitesse.  Avec un peu d’expérience, le bowlrider arrivera même à prendre de la vitesse en faisant un virage dos à la courbe.
  • Grinds : Parmi les figures de base, le grind est un trick fondamental en courbe. L’axel grind (ou plus simplement grind) permet de lever la tête pour voir ce qui se passe autour de soi et de reprendre de la vitesse au moment du retour dans la courbe. Les variantes (en front – très stable mais plus peureux) et les grinds sur le truck arrière uniquement (Five-0 ou Fs Five-0) permettent de varier les plaisirs. En frontside, il plus facile de reprendre de la vitesse en fin de tricks. Dans tous les cas, les grinds doivent être effectués en équilibre (ni avec le poids complètement sur la plateforme en étant en dehors de la courbe ni en étant dans la courbe) afin de garder la ligne, rester stylé et de pouvoir repartir en pompant… Les frontside smith grind (figure très stable une fois calé) sont une variante plus compliquée mais très agréable au niveau de la sensation procurée.
  • Slides : peu de slides sont à la fois aisée et permettant de repartir avec beaucoup de vitesse. C’est pourquoi les bowlriders les utilisent assez peu. Les rockslides à condition de repartir en roll et les lipslides (en front et en back) sont les plus vues. Les tailslides quoique pratique pour repartir font souvent perdre de la vitesse et sont moins utilisés.
  • Airs : Difficiles pour un débutant, les airs permettent de conserver vitesse et ligne. Ils sont donc idéaux en bowl. Ils permettent de réaliser des transferts entre sections avec beaucoup de variantes et sont toujours spectaculaires. Les basiques sont souvent préférés (air avec grab de type indy en front, nose grab, backside grab, mute…).
  • Plants : Poser le pied ou la main sur le coping permettent de varier les lignes en insérant des figures moins vues et souvent aériennes (tête en bas, rotations, variations avec la planche). Bien exécutées, ces figures sont rapides (pas d’arrêt sur la plate-forme). Dommage, la plupart de ces tricks font perdre la vitesse et cassent la fluidité d’une ligne. Utiles sur une extension ou pour repartir dans l’autre sens.
  • Roll-in : Partir depuis le plat et droper avec vitesse dans la courbe permet de créer de nouvelles lignes ou de mélanger flat et courbe (sortie de bowl en wheeling puis transfert en roll-in dans une autre section de bowl). Peu vus et intéressants.

Débuter le skateboard dans un bowl

Au niveau matériel, l’idéal c’est d’avoir :

  • Une planche de skate plutôt large (pour la stabilité et la confiance en soi)
  • Un grip qui accroche
  • Des roues moyennes à grosses
  • Des trucks plutôt desserrés (attention aux wheelbite si trucks desserrés et grosses roues)

Pour débuter en bowl, il suffit de se focaliser sur les points suivants :

  • Savoir dropper (partir d’en haut)
  • Apprendre les lignes les plus faciles en regardant les skateurs les plus expérimentés
  • Savoir prendre et garder sa vitesse
  • Maîtriser les deux tricks de base que sont les virages en back et front.
  • Après ces étapes, l’axel grind devient indispensable.
  • Ensuite, chacun fait ce qu’il veut, les bases étant acquises.

Photo : Magoexperto