Bien débuter et progresser en skateboard
Sélectionner une page

On a tous le droit de se tromper. En skateboard comme ailleurs. Mais est-il possible de retourner le produit acheté qui finalement ne convient pas ? Quelles sont les spécificités liées au skate ? Et que faire si on tombe sur un produit tellement mauvais qu’il n’est pas skatable ?

planche non montée

Matos neuf jamais servi = retour possible

Retour de produits, ce qu’il faut comprendre

La loi dit qu’il n’est pas possible d’échanger ou de se faire rembourser un produit qui ne convient pas. En fait, tout dépend de 3 facteurs :

  • Si le produit acheté a servi ou non ;
  • Le lieu de vente (en magasin ou à distance – VPC ou ecommerce) ;
  • Si le produit n’est pas le bon ;
  • Si le produit a un défaut ou non ;
  • Si le skateshop est commerçant ou non.

Produit servi = pas de retour

À partir du moment ou le skateur a testé le matériel « pour de vrai », le retour n’est en principe plus possible. Et c’est normal. On achète un produit neuf et bien emballé, on l’utilise et donc on l’use un petit peu et on le rend. Il n’a plus la même valeur.

Des trucks ridés, des roues salies, une planche montée et dont les bords sont usés (même un peu) et avec des traces sous la board seront refusés.

La règle c’est : encore dans son emballage = retour possible.

Le cas particulier des achats à distance

La loi protège le consommateur lorsque ce dernier ne peut pas « voir » le produit lorsqu’il l’achète à distance (via catalogue ou site ecommerce). Dans ce cas, un délai spécial (14 jours) permet à l’acheteur de retourner le produit. Il n’y a pas besoin de se justifier mais il faut payer les frais de retours. Pour les plus courageux, voir la fiche rédigée par l’État à ce sujet.

Le produit non conforme

Lorsque l’on achète sur internet, on reçoit parfois le mauvais produit. Problème chez le ecommerçant qui n’est pas de la faute du client. Le vendeur doit échanger à ses frais le produit.

Le produit avec un gros souci

Tous les produits disposent d’une garantie légale contre les vices cachés : c’est la loi. Dans le cadre d’une utilisation « normale », le produit doit se comporter de façon « normale ». Une paire de skateshoes dont la semelle se décolle entièrement au bout d’une semaine de pratique, des roues mal moulées qui contiennent des bulles… ça ce sont des exemples de problèmes que ni le vendeur ni l’acheteur ne pouvait imaginer. La loi protège le consommateur dans ce cas et le vendeur se débrouille avec son fournisseur pour corriger le problème.

Par contre, il est très difficile de faire appliquer cette garantie des vices cachés sur un skate. La planche est faite de bois et est fragile. À partir du moment ou le skateur a skaté sa planche, comment s’assurer qu’il y a bien un problème avec la planche et pas avec le skateur ou la façon dont il skate ? Une mauvaise réception, un plaquage avec les pieds mal placés… c’est vite fait de casser ou d’abîmer une board.

J’ai cassé seulement 1 board dans ma vie de skateur. Je devais avoir une année de skate. En faisant une figure que je maitrisais (un petit fakie ollie disaster – figure basique en courbe), ma planche a cassé net. Je n’ai plus jamais cassé de planches et je ne suis pas un poids lourd. Je ne skate pas comme un bourrin. La planche avait à peine 2 semaines. Je n’ai jamais pu me faire rembourser. Je suis certain qu’il y avait un problème avec cette board. Tant pis pour moi.

La règle est ici très simple : planche skatée = plus de garantie.

Le skateshop est-il sympa ?

Comme le commerçant n’a pas l’obligation d’accepter un retour produit, il peut décider de ne pas reprendre le produit mais ce n’est pas très commerçant. Il peut par contre proposer plusieurs alternatives :

  • un bon d’achat de la même valeur ou un avoir ;
  • un échange à l’identique ;
  • un remboursement (plus rare).

Photo : Ian Brown