Bien débuter et progresser en skateboard
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casque de skateboard

Le casque, l’accessoire mal aimé et pourtant incontournable

Il y a 15 ans, personne ne mettait de protecs en ski. Et puis quelques marques intelligentes ont eu l’idée de faire de très beaux casques et de sponsoriser des skieurs de freestyle et de freeride de talent qui les portaient lors de compétitions et sur les vidéos. À côté de ça, les casques devenaient obligatoires pour tous les cours de ski. Aujourd’hui, le casque de ski est devenu un accessoire de mode tout en étant un accessoire de sécurité. Le pari de la sécurité est gagné.

En skate, rien de tout ça. Les protecs sont toujours considérées comme moches, ringardes et celui qui les porte n’a « pas de style ». Seules exceptions, les rampriders et les longboardeurs qui font de la vitesse en sont recouverts. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que leurs carrières sont longues (à la différence des streeteurs) : bien protégés, ils skatent plus longtemps.

Obligatoires en milieu contrôlé

Pas le choix : de nombreux skateparks imposent les protections. C’est vrai aussi dans les cours, les stages de skate et certaines compétitions officielles. La raison est surtout juridique : les organisateurs se protègent.

Des protecs : oui mais utilisées de façon intelligente

Très simplement et de façon franche, je ne peux que recommander l’usage des protecs.

  • C’est vrai pour les débutants : c’est à ce moment là que le risque est le plus important car on ne sait pas encore bien tomber mais c’est aussi vrai pour ceux qui veulent progresser plus vite.
  • Pour le skateur qui a déjà un peu d’expérience et sait ce qu’il fait, l’option protecs fait sens pour essayer une nouvelle figure, pour se rassurer, pour ne pas se blesser. Quitte à enlever les protecs une fois que le tricks est rentré ou que la peur est partie.

Attention, les protections ne vont pas éviter les mauvaises chutes : elles vont prévenir certains traumatismes en amortissant les coups et en transformant l’énergie accumulée par le skateur en glissade par exemple. Les rampriders savent utiliser leurs protecs, la technique du kneeslide (glissade sur les genoux) leur permet facilement et sans violence d’amortir des chutes de plusieurs mètres de haut.

sécurité et protecs en skate

Le ramprider skate avec protecs car il n’a pas le choix

Les protecs de skate ne servent à rien

Faux mais Il est possible de se blesser même avec des protecs. Les protections amortissent les chocs mais n’empêchent pas les mouvements. Et heureusement : une protection qui bloquerait le mouvement ne permettrait pas de skater. Les protections sont utiles mais n’empêchent pas de se blesser.

Les protections de skate entravent les mouvements

Vrai. Tout comme les jeans un peu serrés. C’est surtout l’habitude de ne pas les porter qui est gênante. Un peu comme porter des lunettes pour la première fois…

Les protecs c’est moche

Vrai dans la plupart des cas. Certains les portent sous les habits mais ça n’a pas beaucoup d’intérêt : une fois que les pantalons seront crevés aux genoux et les sweats percés aux coudes, on verra apparaître les protecs.

Les protections, c’est pour les losers

On l’entend beaucoup celle-là… Mais c’est pas parce que les autres disent des choses stupides qu’il faut les répéter.

Les protections c’est lourd

Faux. Le poids des protecs est négligeable. Ça pèse aussi lourd qu’un jean et je n’ai jamais entendu un skateur dire que ses ollies étaient moins haut à cause du poids de son pantalon…

Les protections sont inconfortables

Certains modèle premiers prix sont inconfortables. Ils peuvent marquer ou pincer la peau. Dès que l’on monte en gamme, on trouve des modèles plus agréables à porter.

Les protecs ça sent mauvais

Oui. Mais ça sent mauvais parce qu’elles ne sont pas lavées. Les chaussettes aussi ça sent mauvais après une session de skate.

Les protecs, c’est pénible à enfiler

Vrai. C’est la contrepartie de la protection. Ça prend 5 minutes à mettre puis défaire.

Quelles protections pour faire du skate ?

Il n’y a qu’une seule protection qui est indispensable, c’est le casque. Les risques liés aux chutes sur la tête sont importants, tout le monde le sait et j’ai pu le vérifier personnellement hélas.

Petite anecdote : Je devais avoir 17 ans. Nous étions 3 skateurs sur un spot. Et je peux vous assurer que nous ne faisions pas du tout les malins quand un de nous, après une chute même pas violente sur la tête, se relève en nous demandant quel jour on est, pourquoi il se trouve ici et comment il s’appelle. On flippe vraiment quand il nous répète ça en boucle pendant 10 minutes jusqu’à ce que les pompiers viennent le chercher… Au final, le skateur en question (salut Greg si tu me lis) a retrouvé ses esprits au bout de quelques jours d’observation à l’hôpital.

Outre le casque, les protecs les plus utiles vont dépendre du type de pratique :

  • Protège-poignets ou gants renforcés pour le street : pour mieux glisser et éviter de s’écorcher les mains sur les sols pas lisses. On voit parfois des riders dans les vidéos de street qui portent des gants renforcés : la paume et parfois les doigts sont recouverts d’une couche en plastique souple.
  • Genouillères et coudières pour la mega rampe : pour ne pas se faire mal et savoir tomber. Sur une rampe, il faut s’équipe de vraies, grosses protecs. C’est impératif.

Quelles protections de skate faut-il acheter ?

Les bonnes protections durent très longtemps. À partir de 15 ans, il ne faut pas hésiter à acheter des protections de très bonnes qualité. Elles dureront toute la vie du skateur… Les modèles de qualité sont composés de différentes parties amovibles : ça facilite le nettoyage et le remplacement des zones abîmées (les plastiques de glisse).

Photo : Manny Valdes, Stig Nygaard