Bien débuter et progresser en skateboard
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Le ollie c’est le saut de base. Indispensable. Incontournable. C’est la figure qu’il faut bosser encore et encore. Plutôt facile, il est possible d’arriver en quelques mois à quasiment 100% de réussite avec cette figure sur le plat.

Plus le ollie est maîtrisé, plus il est facile d’accroître la difficulté et de réussir facilement les autres figures à base d’ollie. C’est évident mais c’est une des erreurs les plus importantes des skateurs débutants : vouloir griller les étapes.

Skateur montant un petit module en ollie

Ollie en montée de box

Donc pour pouvoir bien progresser, une fois les premiers ollies replaqués, il faut travailler encore et encore cette figure. Une fois que ça rentre au moins deux fois sur trois en roulant, il est possible de tester des figures construites à partir du ollie. Dans tous les cas, un ollie bien replaqué est un ollie ou le skateur reste en équilibre avec le pied arrière sur le tail et le pied avant sur les vis. Si ce n’est pas le cas, il faut continuer à travailler le ollie.

Les trois premières variations permettent de travailler l’équilibre avant le ollie et à la réception ainsi que le bon moment ou claquer le ollie : ni trop tôt, ni trop tard. Ensuite, on complique…

Monter un obstacle en ollie

C’est la figure à essayer directement après le ollie. Le plus simple des obstacles va être un tout petit trottoir. C’est cette figure qu’il faut essayer d’abord car la difficulté est faible et les risques modérés. Cela nécessite simplement d’avoir un peu de vitesse afin de passer les 4 roues. Gravir un trottoir ne fait pas peur et au pire, on accroche le truck arrière et on tombe vers l’avant.

Descendre un obstacle avec un ollie

Il faut commencer bas. Un trottoir encore une fois sera le terrain de jeu préféré. Cette figure est plus difficile que de monter un obstacle parce qu’elle impose :

  • de devoir claquer franchement le ollie pour que la planche colle bien aux pieds ;
  • une plus grande prise de risque car on reste plus longtemps en l’air ;
  • de gérer sa peur.

Le truc pour réussir à descendre un obstacle est de bien taper le ollie. Si la planche est bien sous les pieds, tout devrait bien se passer. La peur incite parfois à aller doucement ou bien à ne pas claquer. Dans le premier cas, ce sera plus difficile lors de la réception et dans le second la planche flottera sous les pieds et empêchera de l’avoir sous bon contrôle.

Ce conseil vaut tout le temps : il faut claquer énergiquement ses ollies pour bien que la planche accroche aux pieds.

Dépasser un obstacle en le sautant

Le ollie est génial car il permet de franchir des obstacles. Après la montée et la descente d’obstacle, voici venu le temps des sauts par dessus des obstacles. Ça peut être  une planche à plat (roues vers le haut d’abord), une bouche d’égouts, une petite branche ou tout autre obstacle pas très haut, qui ne craint rien et pas dangereux (pas de canettes en verre n’est-ce pas !).

Tout l’enjeu est ici de passer par dessus et de bien viser. C’est essentiellement au niveau de la prise d’élan et de la bonne vitesse (c’est souvent pas assez que trop) qu’il faudra prévoir des ajustements. Une fois le saut d’obstacle maîtrisé, il ne reste plus qu’à enchaîner plusieurs obstacles, dépasser des obstacles plus haut et plus long.

Je n’ai aucun doute sur les capacités d’imagination des skateurs à propos des obstacles et c’est à partir de ce niveau de pratique que le skate devient vraiment fun.

Le ollie wheeling

Attention, on augmente difficulté d’un cran. Il faut ici disposer d’un trottoir et l’idée c’est de faire un ollie en montée mais de plaquer non pas sur les 4 roues mais sur seulement 2. Le wheeling (ou manual, c’est ainsi qu’on appelle cette figure) sur les roues arrières est plus facile. Le wheeling sur les roues avant est plus casse-gueule (mais ça on s’en rend vite compte).

La difficulté est ici de combiner le ollie et l’équilibre à l’atterrissage qui est instable sur deux roues. Il y a de quoi y passer des heures et des heures et on peut varier les hauteurs et les combinaisons notamment les sorties (de trottoir) ce qui impose de tenir le wheeling suffisamment longtemps et/ou de faire un virage pour trouver un endroit ou sortir.

 

Le ollie sur module

Plaquer sur le plat, c’est trop simple ? Il est temps de faire des ollies au départ d’un plan incliné et de faire des plaquages en plan incliné de skatepark ou de trottoir. On peut ainsi faire :

  • prendre de travers un plan incliné pour sortir en ollie et plaquer sur le plat à côté de l’obstacle
  • monter au sommet d’un module et claquer un ollie juste avant le sommet et plaquer sur le plat au sommet du module
  • faire un ollie juste avant de ne plus avoir de vitesse et descendre en marche arrière après avoir réalisé le ollie
  • il y a pleins d’autres variations possibles mais elles sont plus difficiles (plat du module vers descente avec ollie en transition, transfert en ollie, ollie en courbe…)

Retour au plat et premières rotations

En parallèle des points précédents, les premières rotations sont très tentantes. Très clairement, la difficulté est plus importante. Mais comme tout le monde veut tester les rotations, voici quelques pistes. Chacune de ces figures renverra vers un article complémentaire et plus complet.

  • Le 180 front : c’est la rotation la plus facile. La planche colle bien aux pieds et on voit ou on tourne (front). En plus du ollie, il faut engager la rotation avec les épaules. Si tout est bien lancé, les épaules, le buste et le bassin vont tourner et entraîner la planche en même temps que les pieds du skateur. Il faut déjà savoir claquer de bons ollies en roulant pour y arriver.
  • Le 180 back : plus difficile car la rotation est aveugle (back – dans le dos), il faut surtout garder l’équilibre et ne pas regarder ses pieds.
  • Le pop shovit : Plus facile que les 180, le pop shovit consiste à faire faire un demi-tour à plat à sa planche (on voit toujours le grip). Le corps, lui ne bouge pas. Sommairement, il faut claquer le ollie et pousser le pied avant côté back et le pied arrière côté front. La difficulté est de bien faire tourner la planche sous soi et de prendre garde au plaquage du pied avant (bonjour les entorses). Faire avant les variations à base de varial / shovit sans poper.
  • Le flip : forcément. À ne tester que lorsque le ollie avec vitesse est acquis.

Photo : Jose Silva